Emotions et maladies

colèrePeur, crainte, colère, ressentiment, jalousie, dévalorisation, culpabilité, envie, frustration, tristesse, gaieté, excitation…, les émotions sont des pulsions. Elles émanent de votre personnalité, de votre vécu, de votre éducation et d’autres subjectivités. Elles ne sont que des illusions, variables d’une personne à l’autre, qui maquillent la « vérité ».

N’avez-vous jamais vu un sportif émettre, sous la pression de l’enjeu, un vilain geste qu’il regrettera avec le recul ? Vous-même, sous l’influence d’un stress ou d’une fatigue, ne vous êtes-vous jamais emporté(e) ? Étonné(e) de votre comportement inhabituel quelques jours plus tard, hors du contexte émotionnel ?

Les illusions négatives sont nombreuses, la peur est la principale : peur de ne pas s’affirmer, peur de s’imposer, peur de perdre sa place, peur de ne pas être à la hauteur, peur du ridicule, peur du lendemain, peur d’être trompé, etc. Elles sont de véritables poisons pour le corps.

Le langage populaire le reconnaît et traduit les relations entre les émotions et certaines parties du corps :

  • en avoir plein le dos,
  • se faire du mauvais sang,
  • être resté en travers de la gorge,
  • être resté sur l’estomac,
  • se manger le foie,
  • avoir un poids sur les épaules,
  • etc.

Il est évident que d’autres facteurs entrent dans le processus de la maladie, tels que l’hygiène physiologique (nourriture, surpoids, tabac, drogues), l’environnement (pollution, rythme de vie), l’hérédité, le vieillissement. Mais leur impact est différent d’une personne à l’autre. Des êtres sobres tombent malades alors que certains fumeurs ne développent pas de cancer. Le plan physique n’explique pas tout.

tristesseJ’ai constaté une fréquence significative de maladies liées à une émotion issue d’un événement déclenchant : stress, choc émotionnel, perte d’un être cher, conflit, trahison, injustice, etc.

Combien de leucémies, cancers du sang, touchent des personnes inquiètes à l’excès, qui se font justement « du mauvais sang » ?

Plusieurs animaux marquent leur territoire en urinant. Je connais une femme qui a vaincu sa cystite chronique, infection urinaire, après des semaines de traitements anti-inflammatoires inefficaces, simplement après avoir compris et résolu sa problématique de territoire (déménagement, changement de lieu de vie et de travail).

Là encore, la loi de résonance joue son rôle, en positif (santé) comme en négatif (maladie).

Par la maladie, votre corps signale (« le mal a dit ») un dysfonctionnement, probablement inconscient ou négligé, tel qu’un agissement contraire à vos aspirations, qu’un manque de joie récurrent.

En cela les troubles sont bénéfiques, ils vous aident à réaliser que quelque chose ne va pas dans votre existence, que ce quelque chose doit être changé pour rétablir votre santé.

Le malade seul peut guérir, en prenant conscience du dysfonctionnement à l’origine de la maladie et en ayant la volonté de changer. Le médecin ou le thérapeute ne sont là que pour aider à comprendre le nœud, l’origine du mal, et pour favoriser la guérison déclenchée par l’ancien malade. Si le souffrant ne change pas, la guérison adviendra peut-être en apparence grâce à des traitements médicaux ou naturels, mais se représentera, sous la même forme ou sous une autre.

Toute maladie a ainsi :

  • une cause psychique, le facteur déclenchant, généralement à chercher dans les mois précédant les troubles, si la personne n’est pas dans le déni de réalité, conscient ou inconscient,
  • une émotion en découlant dont la vibration résonne avec celle de l’organe touché qui vibre sur la même fréquence,
  • et un terrain physique favorable au développement du mal.

De nombreux thérapeutes ont étudié le lien entre émotions et maladies. Parmi ceux-ci, trois auteurs retiennent mon attention :

écouter son coeurÉvidemment, plutôt que de tomber malade, il est préférable de prévenir la maladie en écoutant votre cœur, et les signes qui vous sont présentés au préalable (le mal ne se déclenche que si vous avez été sourd(e) ou aveugle aux avertissements), ce que vous ressentez bien ou mal pour vous, hors conventions sociales, quelque que soit le contexte, en pratiquant l’attitude naturelle d’être spectateur de vous-même. Vous décèlerez alors quand des gestes nerveux vous trahissent, quand votre voix s’emballe, quand un rien vous perturbe, et comprendrez que ces réactions résonnent avec un problème à résoudre.

C’est la souffrance de l’âme qui engendre la maladie.

(Inspiré par le docteur Luc Bodin, Découvrir le sens caché des maladies, Guy Trédaniel éditeur)