Non-jugement et vacuité

critique« Efforcez-vous de ne jamais juger celui ou celle qui se trouve devant vous, non pas parce que la morale vous dit qu’il n’est pas bien de juger mais parce que le principe du jugement ne procède que de l’ignorance et de la suffisance…

Ayez vos opinions puisque le non-engagement est une tiédeur qui étouffe l’être mais ne vous faites pas semblables à une épée de prétention qui condamne et tue.

jugementIl existe dans tout jugement une graine d’orgueil et de fanatisme. »

« La force de la dualité qui cimente ce monde attend sans cesse que tu juges, car le jugement c’est la fascination de la Séparation…

Le jugement bride l’ouverture de ton cœur. » (Jeshua, Les 108 paroles du Christ, Daniel Meurois, Éditions Le Passe-Monde)

« Pourquoi juger et condamner ? Regarde l’histoire défiler devant tes yeux, ne projette rien, ne t’identifie à rien, apprends simplement à aimer ce qui est. Respire en conscience, calme tes émotions, abandonne tes croyances et tu sauras ce qu’aimer signifie. » (Le guide, Révélations Galactiques pour un monde nouveau, Anne Givaudan, Éditions S.O.I.S.)

Dans votre voyage sur Terre, vous accumulez des bagages, en fonction de votre culture, de votre éducation, de vos croyances, de vos conventions sociales, de votre vécu, de vos goûts et dégoûts, et de bien d’autres choses. Ces bagages créent des valeurs que vous essayez de respecter.

La sagesse consiste à comprendre que vos valeurs sont personnelles, que ce qui est juste pour vous ne l’est pas pour un autre voyageur aux bagages différents, que les valeurs de l’autre, même si elles sont opposées, sont aussi valables que les vôtres. Cette compréhension vous permet le non-jugement, d’accepter les différences d’autrui, de créer la tolérance, l’unité dans vos diversités.

Le piège de l’ego est de croire à votre supériorité, que seules vos valeurs sont valables. Ce piège entraine le refus des différences, l’intolérance, le racisme, la dualité entre bien et mal, le jugement des autres, la séparation.

étiquettesJuger quelqu’un d’autre parce qu’il ne voit pas les choses de la même manière que vous crée non seulement une division entre vous et cette personne, mais aussi une division en vous-même.

Pire encore sont les préjugés, les étiquettes qui condamnent sans aucune réflexion.

La notion de bien et de mal n’est qu’un jugement personnel, banalement humain. Il n’existe que des expériences, toutes ont une raison d’être. Une « erreur » n’est qu’un stade de votre évolution, un cul-de-sac formateur. Un « écueil » provoqué par autrui n’est qu’une chance de grandir, une occasion de vous transcender pour dépasser l’obstacle.

Les expériences jugées mauvaises vous permettent d’évoluer, de transmuter le soi-disant mal en soi-disant bien (je préfère les notions de négatif et positif au sens vibratoire du terme, ce qui vous tire vers le bas ou vers le haut). Elles produisent, si elles sont bien gérées, plus d’effets bénéfiques que les expériences jugées bonnes où vous ronronnez dans votre zone de confort. A titre d’exemple, les parents savent que la chute d’un enfant est nécessaire pour apprendre à marcher. La chute est ainsi bénéfique.

coeur aquarelleLe constat que les événements a priori négatifs engendrent des éléments positifs, et inversement, vous amène à prendre du recul, à réfléchir sur la vacuité, l’absence d’échelle de valeurs, ces dernières étant interdépendantes. Vous aimez alors les êtres, dont vous-même, pour ce qu’ils sont, sans attente, avec leurs forces et faiblesses, éveillés et endormis, au-dessus de toute classification, de toute dualité, de tout jugement.

Vous vous approchez de l’amour inconditionnel, désintéressé.

En l’absence d’échelle de valeurs, tout a une raison d’être, il n’existe pas d’opposition, il n’existe pas de bas morceaux. Au risque de vous choquer, même les excréments ont un rôle, ils nourrissent la terre.

L’acceptation de l’autre est la clé.

Restez cependant vigilant(e). La séparation, momentanément battue en brèche, n’est jamais bien éloignée, à cause de votre ego nourri par votre mental trompeur.

Observez-vous, et vous constaterez vos jugements fréquents.

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